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Le dépistage des groupes exposés au risque de cancer colorectal

Par: yamen Djo
Pour : www.cancer-colon.info
Date d'ajout : April 9, 2012 Lu : 1180 fois
Noter l'auteur : Actuellement : 2.41 /5
Noter le CP : Actuellement : 2.05 /5



Résumé :

Le risque moyen de développer un cancer colorectal est estimé à 3,5 %. Ce pourcentage correspond à celui de la population générale. Pour dépister correctement cette catégorie de cancer et réduire son incidence, il faut rechercher la présence de sang occulte dans les selles (test Hémoccult).



Les conditions optimales d'un dépistage de masse du cancer colorectal par Hémoccult seraient d'effectuer systématiquement ce test chez les sujets âgés de 45 à 74 ans, à raison d'1 fois tous les 2 ans. Lorsque ce test est positif (taux estimé à 1%), une coloscopie devrait être pratiquée. En effet, celle-ci permet de détecter 50 % des cancers et 20 % des polypes de plus d'1 cm. Par conséquent, si au moins 50 % de la population se soumettait à ce programme, la mortalité par cancer du colon diminuerait de 15 à 18 %.

Le dépistage par Hémoccult II ayant déjà fait la preuve de son efficacité, il reste maintenant à l'organiser à l'échelle de la population. Ce qui devrait se faire prochainement, grâce à la décision de la Caisse nationale d'assurance maladie de coordonner une campagne avec les médecins généralistes et les gastro-entérologues. Le coût de cette opération a été évalué à 7 milliards de francs, ce qui représente 60 000 coloscopies induites. Ce dépistage de masse devrait permettre de diagnostiquer 6 000 cancers et entre 12 000 et 15 000 adénomes de plus d'1 cm. On pourrait ainsi éviter 2 000 à 3 000 décès par an.

Le dépistage du cancer colorectal est particulièrement crucial chez les personnes estimées "à risque". Un risque plus élevé de cancer colorectal existe dans les situations suivantes :
- antécédents personnels de polype adénomateux ou de cancer colique ;
- antécédents familiaux au 1er degré de cancer colorectal ou de polype adénomateux de plus d'1 cm ;
- sujets atteints d'une maladie inflammatoire du tube digestif, et ayant (ou ayant eu) une atteinte de l'ensemble du colon (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn...).

Ce dépistage est basé sur la coloscopie. Il doit débuter dès l'âge de 45 ans ou 5 ans avant l'âge du diagnostic du cas index. Lorsque la coloscopie est normale, cet examen doit être renouvelé tous les 5 ans. En cas d'ablation d'un adénome, un contrôle par coloscopie doit être fait 3 ans plus tard. En cas de maladie inflammatoire du tube digestif (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique...), avec une atteinte de l'ensemble du colon, une coloscopie est nécessaire tous les 2 ans, après 15 à 20 ans d'évolution de la maladie.

Un risque très élevé de cancer colorectal existe chez les sujets apparentés à une famille atteinte de cancers à transmission héréditaire. Toutefois, la fréquence de cancers colorectaux liés à ces maladies n'est estimée que de 2 à 5 %. Il s'agit notamment de la polypose adénomateuse familiale et des cancers coliques sans polypose (syndrome de Lynch). Dans ces cas particuliers, obtenir un avis à l'occasion d'une consultation de génétique est nécessaire, afin de pouvoir rechercher une éventuelle mutation chromosomique liée à la maladie. Si cette mutation est absente, le risque de cancer devient alors celui de la population générale. Mais si cette mutation est présente, une surveillance rapprochée par coloscopie devient nécessaire.






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